Mines de Paris sur Toulon
Il est désormais confirmé que Mines Paris - PSL participe activement à la structuration d’un nouveau pôle d’excellence maritime et naval à Toulon, avec une forte orientation :
- robotique marine,
- drones nautiques,
- systèmes autonomes,
- sciences navales,
- IA embarquée,
- recherche duale civil/défense.
Le projet ne s’appelle pas officiellement “École de la Mer”, mais dans les faits :
c’est exactement la direction prise.
1. Ce qui a été officiellement annoncé
En juin 2025, Mines Paris - PSL et l’UIMM Sud ont annoncé :
la création du : “Collège des Sciences Navales” (CSN)
à Toulon.
Le projet est adossé à : EDEIA
(École des Industries Avancées) q
ui doit ouvrir à Toulon à partir de 2027.
2. Le point clé : robotique marine et sous-marine
Le communiqué officiel est très clair :
le CSN sera dédié à :
- robotique marine,
- robotique sous-marine,
- drones marins,
- systèmes autonomes,
- R&D navale avancée.
Et cela est extrêmement stratégique car :
c’est probablement la première initiative française de ce niveau
mêlant :
- grande école d’élite,
- industrie,
- défense,
- robotique navale,
- IA,
- systèmes autonomes,
- recherche maritime.
3. Pourquoi Toulon a été choisi
Le choix de Toulon n’est absolument pas anodin.
Mines Paris explique explicitement que le projet est rendu possible grâce à :
- l’écosystème militaire,
- l’écosystème industriel,
- les capacités scientifiques locales,
- la concentration maritime exceptionnelle du territoire.
Toulon combine :
- Naval Group,
- Marine nationale,
- DGA,
- SeaTech,
- COSMER,
- Ifremer,
- smart port,
- Méditerranée,
- tests en conditions réelles.
Très peu de territoires européens possèdent cette densité.
4. Le vrai sujet derrière le projet
Ce projet dépasse largement :
une simple école d’ingénieurs classique.
En réalité, on voit émerger à Toulon :
un “cluster souverain maritime autonome”.
Avec potentiellement :
- drones navals,
- essaims robotiques,
- guerre navale distribuée,
- smart ports,
- cybersécurité maritime,
- edge AI,
- mobilité maritime autonome,
- robotique sous-marine,
- digital twins navals.
5. L’initiative “Mines Paris pour l’Océan”
Ce point est très important.
Mines Paris pour l’Océan existe déjà depuis 2023.
L’initiative est centrée sur :
- environnements maritimes,
- sécurité maritime,
- résilience,
- technologies navales,
- ingénierie complexe,
- risques,
- systèmes autonomes.
Le Collège des Sciences Navales est donc :
une extension logique de cette stratégie.
6. Ce que cela signifie stratégiquement
À mon avis, il faut lire cela comme :
| Niveau | Lecture réelle |
| Officiel | nouvelle école / collège naval |
| Industriel | montée en puissance souveraineté maritime |
| Défense | drones & systèmes autonomes |
| IA | edge AI maritime |
| Territorial | Toulon = hub naval technologique |
| Long terme | “MIT maritime français” potentiel |
7. Ce qui est très inhabituel
Ce qui rend cette initiative extrêmement intéressante :
Mines Paris - PSL ne se déplace quasiment jamais “par hasard”.
L’école intervient généralement :
- sur des sujets stratégiques,
- souveraineté,
- énergie,
- IA,
- infrastructures critiques,
- défense,
- industrie lourde,
- technologies systémiques.
Le fait qu’ils investissent Toulon sur :
- sciences navales,
- robotique marine,
- drones autonomes
est donc un signal très fort.
8. Relation avec SeaTech
Le sujet intéressant sera probablement :
la complémentarité :
entre :
-
SeaTech
et - Mines Paris - PSL
SeaTech apporte :
- ancrage maritime,
- mécatronique,
- robotique marine,
- proximité terrain.
Mines Paris apporte :
- prestige,
- recherche avancée,
- réseau industriel national,
- IA,
- systèmes complexes,
- souveraineté industrielle.
La combinaison peut devenir très puissante.
9. Le scénario probable à horizon 2030
Le scénario le plus crédible est probablement :
| Phase | Évolution |
| 2025–2027 | lancement EDEIA + CSN |
| 2027–2029 | plateformes drones & robotique |
| 2028–2030 | programmes duals civil/défense |
| 2030+ | hub méditerranéen maritime autonome |
10. Ce qui pourrait réellement émerger
Si le projet est bien exécuté, Toulon pourrait devenir :
le principal hub français :
- des drones maritimes,
- des systèmes navals autonomes,
- de l’IA maritime embarquée,
- du smart maritime,
- de la robotique navale duale.
Et honnêtement :
le potentiel stratégique est considérable.
Personnes clés

C’est probablement l’un des décideurs centraux du projet côté gouvernance globale.Il apparaît officiellement :
- dans la signature du partenariat CSN,
- dans les communications stratégiques,
- comme porteur de la vision “industrie + souveraineté + innovation maritime”.
Direction stratégique Mines Paris – PSL : Godefroy Beauvallet, DG mines de Paris
Son rôle semble être :
- validation stratégique,
- positionnement institutionnel,
- articulation avec l’industrie et la défense,
- intégration dans la stratégie PSL.

la personne opérationnelle et scientifique la plus importante du projet. Professor : MINES Paris - Ecole des Mines Paris · Lifetime Civil Servant
Les sources officielles indiquent explicitement qu’il est :
- directeur du Collège des Sciences Navales,
- enseignant-chercheur HDR à Mines Paris – PSL,
- responsable du programme “Mines Paris pour l’Océan”
Sébastien Travadel : Mines de Paris
.
Son rôle semble couvrir :
- robotique marine,
- systèmes autonomes,
- structuration scientifique,
- coordination R&D,
- feuille de route académique.
C’est vraisemblablement :le “chef d’orchestre scientifique” du programme Toulon.

Personnalité extrêmement importante dans le dispositif.
Il pilote :
- le CRC (Centre de recherche sur les risques et les crises),
- le programme “Mines Paris pour l’Océan”.
Franck Guarnieri, Mines de Paris, Axe risques / souveraineté / défense
Son profil est particulièrement cohérent avec :
- souveraineté,
- infrastructures critiques,
- systèmes complexes,
- sécurité maritime,
- résilience,
- environnements extrêmes.
Il est probablement l’un des architectes intellectuels du positionnement :
“maritime autonome + sécurité + systèmes critiques”.
Cédric Prunier, Pilotage stratégie & développement
Présent dans les signatures officielles du partenariat CSN.
Son rôle semble lié :
- au développement institutionnel,
- aux partenariats,
- au déploiement territorial,
- à la structuration stratégique du projet Toulon.
Toulon ecosystem

Hervé Guillou, Ancien PDG de Naval Group.
C’est probablement :la personnalité industrielle la plus stratégique du projet.
Son implication est un signal extrêmement fort :
- souveraineté navale,
- défense,
- drones maritimes,
- industrie navale autonome
Fabien Schaeffer, UIMM
Très impliqué dans :
- la structuration de la future école,
- les plateformes technologiques,
- l’interface industrie–formation–R&D
Directeur de TVT InnovationTVT est extrêmement important dans l’écosystème tech toulonnais.
TVT agit comme :
- accélérateur,
- incubateur,
- connecteur industrie–innovation.
Didier Goguenhein
DG de TVT
Ils poussent :
- IA,
- cyber,
- drones,
- smart city,
- maritime tech.
TVT est aussi impliqué dans :
- SwarmZ,
- innovation défense,
- start-up duales.
Bernard Dipanda, seatech
Direction liée à SeaTech
Très important dans :
- ingénierie maritime,
- robotique,
- systèmes mécatroniques,
- stratégie académique locale.
Stéphane Rambaud, rade de toulon
Président de Ports Rade de Toulon
Sujet très important :
- smart port,
- digitalisation portuaire,
- automatisation,
- infrastructures maritimes intelligentes.
Les ports deviennent :des plateformes de robotique autonome.